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J.M.J

 

JMJ Acadie 2013

 

La JMJ Acadie est maintenant lancée!

 

Tu trouveras sur cette page toute l'information que tu as besoin.  Nous afficherons la programmation complète ainsi que l'horaire de l'événement.  Tu trouveras ci-dessous un formulaire d'inscription imprimable que tu pourras envoyer au diocèse afin de t'inscrire à notre événement jeunesse. 

Pour l'instant, si tu veux plus d'informations, contacte nous par courriel à l'adresse pastoralejeunesse@nb.aibn.com ou par téléphone au (506)546-1420, poste 114.

 

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Message pour la JMJ 2004 : "Nous voulons voir Jésus"

Le Message du Pape pour la XIX Journée mondiale de la Jeunesse (Rameaux, 4 avril 2004) a été rendu public aujourd'hui. Il a pour thème la demande faite par les grecs aux Apôtres : "Nous voulons voir Jésus".

Jean Paul II
[01/03/2004]

Très chers jeunes,

1. L’année 2004 constitue l’ultime étape avant le grand rendez-vous de Cologne en 2005, où sera célébrée la XXe Journée Mondiale de la Jeunesse. Je vous invite donc à intensifier votre chemin de préparation spirituelle, en approfondissant le thème que j’ai choisi pour cette XIXe Journée Mondiale: «Nous voulons voir Jésus !» (Jn 12,21).

C’est la demande que quelques «Grecs» adressèrent un jour aux Apôtres. Ils voulaient savoir qui était Jésus. Il ne s’agissait pas seulement de prendre contact pour savoir à quoi ressemblait l’homme Jésus. Poussés par une grande curiosité et par le pressentiment qu’ils allaient trouver réponse à leurs questions fondamentales, ils voulaient savoir qui il était vraiment et d’où il venait.

2. Chers jeunes, je vous invite vous aussi à imiter ces «Grecs» qui s’adressèrent à Philippe, animés par le désir de «voir Jésus». Que votre recherche ne soit pas motivée simplement par la curiosité intellectuelle, qui pourtant est déjà une valeur, mais qu’elle soit stimulée surtout par l’exigence intime de trouver la réponse à la question du sens de votre vie. Comme le jeune homme riche de l’Évangile, vous aussi vous cherchez Jésus pour lui poser cette question: «Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle?» (Mc 10, 17). L’évangéliste Marc précise que Jésus le regarda et l’aima. Pensez aussi à cet autre épisode dans lequel Jésus dit à Nathanaël: «Avant que Philippe te parle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu», faisant jaillir du cœur de ce fils d’Israël qui ne savait pas mentir (cf. Jn 1,47), une belle profession de foi: «Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu!» (Jn 1, 49). Celui qui s’approche de Jésus avec un cœur libre de préjugés peut parvenir assez aisément à la foi, parce que c’est Jésus lui-même qui, le premier, l’a vu et aimé. L'aspect le plus sublime de la dignité humaine se trouve justement dans sa vocation à communiquer avec Dieu dans ce profond échange de regards qui transforme la vie. Pour voir Jésus, il faut d’abord se laisser regarder par lui !

Le désir de voir Dieu habite le cœur de tout homme et de toute femme. Chers jeunes, laissez-vous regarder dans les yeux par Jésus, pour que grandisse en vous le désir de voir la Lumière, de goûter la splendeur de la Vérité. Que nous en soyons conscients ou non, Dieu nous a créés parce qu’il nous aime et pour que nous l’aimions à notre tour. C’est la raison de l’irrésistible nostalgie de Dieu que l’homme porte dans le cœur: «C’est ta face, Seigneur, que je cherche : ne me cache pas ta face» (Ps 27, 8). Ce Visage -nous le savons-, Dieu nous l’a révélé en Jésus Christ.

3. Chers jeunes, voulez-vous, vous aussi, contempler la beauté de ce Visage ? Voilà la question que je vous pose en cette Journée Mondiale de la Jeunesse de l’année 2004. Ne répondez pas trop vite. Tout d’abord, faites le silence en vous. Laissez émerger du fond du cœur cet ardent désir de voir Dieu, un désir parfois étouffé par les bruits du monde et par les séductions des plaisirs. Laissez émerger ce désir et vous ferez l’expérience merveilleuse de la rencontre avec Jésus. Le christianisme n’est pas simplement une doctrine; c’est une rencontre dans la foi avec Dieu qui s’est fait présent dans notre histoire par l’incarnation de Jésus.

Cherchez tous les moyens de rendre possible cette rencontre, en regardant Jésus qui vous cherche passionnément. Cherchez-le avec vos yeux de chair à travers les événements de la vie et dans le visage des autres; mais cherchez-le aussi avec les yeux de l’âme au moyen de la prière et de la méditation de la Parole de Dieu, car « la contemplation du visage du Christ ne peut que nous renvoyer à ce que la Sainte Écriture nous dit de lui » (Novo millennio ineunte, n. 17).

4. Voir Jésus, contempler son Visage, est un désir irrésistible, mais c’est un désir que l’homme peut malheureusement aussi déformer. Et c’est ce qui arrive avec le péché, dont l’essence se trouve précisément dans le fait de détourner les yeux du Créateur pour les tourner vers la créature.

Ces “Grecs” à la recherche de la vérité n’auraient pu approcher du Christ, si leur désir, animé par un acte libre et volontaire, ne s’était pas concrétisé en une décision claire: «nous voulons voir Jésus». Être vraiment libres signifie avoir la force de choisir Celui pour qui nous avons été créés et accepter sa seigneurie sur notre vie. Vous le sentez au fond de votre cœur : tous les biens de la terre, toutes les réussites professionnelles, même l’amour humain dont vous rêvez, ne pourront jamais satisfaire pleinement vos attentes les plus intimes et les plus profondes. Seule la rencontre avec Jésus pourra donner son vrai sens à votre vie : «Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose en toi», a écrit saint Augustin (Les Confessions, I, 1). Ne vous laissez pas détourner de cette quête. Persévérez, car ce qui est en jeu, c’est la pleine réalisation de vous-même et votre joie.

5. Chers amis, si vous apprenez à découvrir Jésus dans l’Eucharistie, vous saurez le découvrir aussi dans vos frères et sœurs, en particulier dans les plus pauvres. L’Eucharistie, reçue avec amour et adorée avec ferveur, devient une école de liberté et de charité pour réaliser le commandement de l’amour. Jésus nous parle le langage merveilleux du don de soi et de l’amour jusqu’au sacrifice de sa vie. Est-ce un discours facile ? Non, vous le savez ! L’oubli de soi n’est pas facile; il détourne de l’amour possessif et narcissique pour ouvrir l’homme à la joie de l’amour qui se donne. Cette école eucharistique de liberté et de charité apprend à dépasser les émotions superficielles pour s’enraciner fermement dans ce qui est vrai et bon; elle délivre du repliement sur soi pour disposer à s’ouvrir aux autres, elle enseigne à passer d’un amour affectif à un amour effectif. Car aimer, ce n’est pas seulement un sentiment; c’est un acte de volonté qui consiste à préférer de manière constante le bien de l’autre à son propre bien: «Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis» (Jn 15,13).

C’est avec cette liberté intérieure et cette charité brûlante que Jésus nous apprend à le rencontrer dans les autres, en premier lieu dans le visage défiguré du pauvre. La Bienheureuse Teresa de Calcutta aimait distribuer sa «carte de visite» sur laquelle il était écrit: «le fruit du silence, c’est la prière ; le fruit de la prière, c’est la foi ; le fruit de la foi, c’est l’amour ; le fruit de l’amour, c’est le service ; le fruit du service, c’est la paix». Voilà le chemin de la rencontre avec Jésus. Allez au devant de toutes les souffrances humaines avec l'élan de votre générosité et avec l’amour que Dieu suscite dans vos cœurs par l’Esprit Saint: «Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait» (Mt 25,40). Le monde a un besoin urgent du grand signe prophétique de la charité fraternelle! Il ne suffit pas, en effet, de «parler» de Jésus; il faut aussi d’une certaine façon le faire «voir» par le témoignage éloquent de sa vie (cf. Novo millennio ineunte, n. 16).

Et n’oubliez pas de chercher le Christ et de reconnaître sa présence dans l’Église. Elle est comme le prolongement de son action salvifique dans le temps et dans l’espace. C’est en elle et par elle que Jésus continue à se rendre visible aujourd’hui et que les hommes peuvent le rencontrer. Dans vos paroisses, mouvements et communautés, soyez accueillants les uns envers les autres pour faire grandir la communion entre vous. Elle est le signe visible de la présence du Christ dans l’Église, malgré la barrière du péché des hommes qui souvent l’obscurcit.

6. Ne soyez donc pas surpris si vous rencontrez la Croix sur votre route. Jésus n’a-t-il pas dit à ses disciples que le grain de blé devait tomber en terre et mourir pour porter beaucoup de fruit (cf. Jn 12, 23-26)? Il indiquait ainsi que sa vie donnée jusqu’à la mort serait féconde. Vous le savez: depuis la Résurrection du Christ, jamais plus la mort n’aura le dernier mot. L’amour est plus fort que la mort. Si Jésus a accepté de mourir sur la Croix, faisant d’elle la source de la vie et le signe de l’amour, ce n’est ni par faiblesse, ni par goût de la souffrance. C’est pour nous obtenir le salut et nous donner d’avoir part dès maintenant à sa vie divine.

C’est précisément cette vérité que j’ai voulu rappeler aux jeunes du monde en leur confiant une grande Croix de bois à la fin de l’Année Sainte de la Rédemption, en 1984. Depuis lors, elle a parcouru différents pays pour préparer vos Journées Mondiales. Des centaines de milliers de jeunes ont prié autour de cette Croix. Déposant à ses pieds les fardeaux qui les accablaient, ils ont découvert qu’ils étaient aimés par Dieu et beaucoup d’entre eux ont aussi trouvé la force de changer de vie.

Cette année, pour le XXe anniversaire de cet événement, la Croix sera solennellement accueillie à Berlin, d’où, commençant son pèlerinage à travers toute l’Allemagne, elle rejoindra Cologne l’an prochain. Je désire aujourd’hui vous redire les paroles que je prononçais alors: «Chers jeunes, ... je vous confie la Croix du Christ! Portez-la dans le monde comme signe de l’amour du Seigneur Jésus pour l’humanité et annoncez à tous qu’il n’y a de salut et de rédemption que dans le Christ mort et ressuscité».

7. Vos contemporains attendent de vous que vous soyez les témoins de Celui que vous avez rencontré et qui vous fait vivre. Dans la réalité de la vie quotidienne, devenez des témoins intrépides de l’amour plus fort que la mort. C’est à vous de relever ce défi! Mettez vos talents et l’ardeur de votre jeunesse au service de l’annonce de la Bonne Nouvelle. Soyez les amis enthousiastes de Jésus qui présentent le Seigneur à ceux qui désirent le voir, surtout les plus loin de lui. Philippe et André ont conduit ces «Grecs» jusqu’à Jésus: Dieu se sert de l’amitié humaine pour amener les cœurs à la source de la charité divine. Sentez-vous responsables de l’évangélisation de vos amis et de tous vos contemporains.

Puisse la Bienheureuse Vierge Marie, qui toute sa vie s’est adonnée avec assiduité à la contemplation du visage du Christ, vous garder sans cesse sous le regard de son Fils (cf. Rosarium Virginis Mariæ, n.10) et vous soutenir dans la préparation de la Journée Mondiale de Cologne, vers laquelle je vous invite à vous tourner dès maintenant avec un enthousiasme responsable et actif. La Vierge de Nazareth, cette Mère attentive et patiente, façonnera en vous un cœur contemplatif et elle vous apprendra à fixer votre regard sur Jésus pour que, dans ce monde qui passe, vous soyez des prophètes du monde qui ne passe pas!

Je vous accorde une affectueuse Bénédiction apostolique. Qu’elle vous accompagne sur votre route !

Du Vatican, le 22 février 2004.

 

 ARCHIVES (2002-2001)

Le retour

Réflexion du Père Serge Comeau, responsable du programme catéchétique de la 17e Journée Mondiale de la Jeunesse 2002, après son retour de Toronto:

Me revoilà de retour parmi les miens. Sur les rives de la Baie de Chaleurs, j’ai retrouvé Caraquet, capitale de l’Acadie, qu’on pourrait aussi nommer capitale du vent. Avec les grandes marées d’automne, le vent souffle fort ce temps-ci. Un vent qui rappelle celui du 28 juillet au matin... j’étais avec des centaines de milliers de jeunes rassemblés au parc Downsview attendant celui qui nous avait convoqué pour célébrer notre foi. Quand il est apparu sur le podium, tiré sur son chariot par quatre jeunes symbolisant les quatre coins de l’univers, le vent a soufflé encore plus fort. Les évêques devaient tenir leurs mitres à deux mains, et les pèlerins rassemblaient les matériaux de leurs abris de fortune. Un vent qui ne ménage personne, qui souffle pour dépoussiérer et laisser après son passage l’essentiel.

Un vent qui n’était pas sans rappeler "le souffle de ce violent coup de vent"(Ac 2, 2) venu du ciel le jour de la Pentecôte. En ce premier jour de Pentecôte, tous ont pu se comprendre, chacun dans leur langue. De nationalités diverses qu’ils étaient, ils se comprenaient. Ce jour de Pentecôte, l’Église est née à Jérusalem cinquante jours après Pâques. Et ce souffle de l’Esprit a traversé le temps et l’espace... du Cénacle jusque dans les monastères médiévaux, de la Gaule en traversant l’Atlantique jusqu’à nos côtes, de la chapelle Notre-Dame-des-Victoires dans le Vieux-Québec jusqu’aux rives du lac Ontario, le souffle de l’Esprit s’est rendu jusqu’à nous. Ce matin du 28 juillet 2002, l’Église est re-née à Toronto.

Le vent qui souffle en ces derniers soirs de septembre ici à Caraquet, il fouette nos érables, nos plaines et nos bouleaux. Il les dépouille peu à peu de leurs feuilles qui en ont vu de toutes les couleurs. Non seulement ces derniers jours, mais tout au long de l’été. Les feuilles qui vivent le temps d’une saison n’auraient pas pu choisir meilleure année pour garnir les arbres de notre sanctuaire Sainte-Anne-du-Bocage. Elles ont été témoins de ce rassemblement des jeunes acadiens qui ont accueillis leurs cousins français de la France et des îles Saint-Pierre et Miquelon et leurs nouveaux amis italiens venus ici en pèlerins. Ils nous ont appris ce que nous avions oublié: la fierté d’être "les descendants d’un peuple de saints"(Tb 8,6 ). À leur contact, nous avons appris l’universalité et la richesse de notre Église à cause de ses différences. Le sanctuaire Ste-Anne-du-Bocage n’est plus le même après avoir reçu cette belle visite. Le vent qui souffle dans les arbres est comme celui qui passe dans les tuyaux d’un orgue pour nous révéler une douce symphonie. On entend encore au loin les Italiens et les Français chanter Jubilate Deo! Laudate Omnes Gentes!

Nos arbres ont été les témoins privilégiés des Journées Mondiales de la Jeunesse. Les pèlerins sont venus près d’eux pour trouver un peu d’ombre et se reposer durant toute la semaine de ce festival de la jeunesse chrétienne. Mieux que quiconque, ils ont pu apprécier la ferveur des pèlerins qui sortaient des sessions de catéchèse, raffermis dans leur foi au contact des évêques qui se sont faits pèlerins avec les jeunes. Ils ont entendu et vu les centaines de participants au Festival de la Jeunesse. Et si j’ai pu goûter à la prière de Taizé à la basilique St-Paul pendant une petite heure qui est devenu pour moi mon heure sainte de la semaine, ils en ont vu des milliers de jeunes entrer et sortir des églises du centre-ville de Toronto devenues de véritables carrefours de foi.

Les beaux grands arbres majestueux du parc Coronation, baptisé pour l’occasion Duc in Altum, ont vu des milliers de jeunes venus se reconnaître pécheurs en célébrant le sacrement de la réconciliation. Le Christ connaît nos aspirations à un monde plus juste, Il sait notre aspiration à la paix et nos difficultés pour y arriver; Il peut nous redire comme il l’avait dit à Philippe "Quand tu étais sous l’arbre, je t’ai vu." (Jn 1, 48) Tous ont laissé parler leurs coeurs lors des JMJ: les gens qui observaient l’événement autant que les pèlerins.

Le vendredi, jour traditionnellement consacré à la pénitence et au pardon en Église, j’ai rencontré un jeune sur la rue Yonge me demandant de prier pour lui. Il confessa alors son besoin de rencontrer quelqu’un qui lui apporterait un peu de lumière. Il n’était ni catholique, ni croyant. Touché par la manifestation de foi il disait qu’à cause de cette communauté de jeunes rassemblée, il devait y avoir quelque chose derrière les apparences de notre monde qui semble vouée à sa perte. À l’ombre des arbres, prêtres et pèlerins ont cherché ensemble des chemins pour être sel de la terre et lumière du monde.

Et il y a tous ces arbres dans le parc de la législature, Queen’s Park, les arbres au milieu de la rue Université et sur les trottoirs qui ont servi de parapluie aux pèlerins le vendredi lors du chemin de la croix qui est venu "faire résonner dans les grandes artères de Toronto l’annonce joyeuse du Christ qui aime les hommes"(Message du Jean-Paul II à l’occasion de la 17e JMJ). Ce souvenir reste dans ma mémoire comme un des plus beaux moments de la JMJ.

À mon retour ici, une jeune étudiante m’avouait avoir appris beaucoup sur sa foi et la religion chrétienne en regardant le chemin de la croix et en suivant les activités tout au long de la semaine. J’ignorais qu’elle faisait partie du groupe de pèlerins de notre paroisse. Elle me dit qu’elle n’était pas à Toronto, mais qu’elle avait tout suivi dans les médias. Nos groupes locaux de pèlerins étaient plus nombreux qu’on l’imagine. Les effectifs dépassent ceux qui ont monté dans les autobus pour se rendre à Toronto. Grâce aux gens des médias qui voulaient eux aussi "voir le pape", la communauté des pèlerins s’est élargie. Cette communauté des ondes a prié, a pleuré et a espéré avec nous. Pour tout voir, les gens des médias étaient montés haut, au-dessus de la foule. Non sans rappeler un certain Zaché, ils sont descendus eux-aussi de leurs arbres, ils ont fait des rencontres, et transformés, ils ont partagé tout ce qu’ils avaient vu et entendu.

Les feuilles qui volent et virevoltent me rappellent les souvenirs de la 17e Journée Mondiale de la Jeunesse. Il en est une qui vient de se poser sur le rebord de la fenêtre près de laquelle je me trouve. Mi-verte, mi-dorée, elle est remplie de trous. Elle n’est certes pas la plus belle d’entres toutes. Et pourtant. Elle ramène à ma mémoire les souvenirs de la préparation des JMJ qui n’a pas toujours été flamboyante. Le travail en équipe, de surcroît avec des gens de différentes cultures et nationalités. La découverte d’une face de la société et de l’Église que j’ignorais. Les échéances qui nous ont fait sacrifier les amitiés et les relations avec parents. L’incertitude suite aux événements du 11 septembre, pendant la grève des cols bleus de la ville de Toronto et avant la confirmation de la présence du Saint-Père. Ces souvenirs appartiennent aussi à mon arbre. Et sans cette feuille, il aurait manqué quelque chose: un peu d’ombre ou d’abri pour un pèlerin.

Les feuilles qui tombent peu à peu sont comme mes souvenirs qui s’envolent eux aussi. Il y en a plus solides qui s’accrochent à ma mémoire et qui me ramènent quelques mois en arrière. Comme les feuilles, mes souvenirs seront tous partis dans quelques semaines, même si je veux les retenir. Mes souvenirs partent pour laisser place à l’engagement. Parce que la vie chrétienne ne se nourrit pas que de souvenirs. La résurrection du Christ n’est pas un souvenir du passé, mais une Bonne Nouvelle qui aujourd’hui s’accomplit. Si les disciples étaient restés dans la nostalgie du temps où ils ont côtoyé le Christ, l’évangile serait resté lettre morte.

Les souvenirs partent. Ils meurent. Comme le grain de blé tombé en terre qui doit mourir pour porter du fruits. Il est difficile de laisser partir ces souvenirs. Et si c’était la condition pour vivre l’aujourd’hui de Dieu?

Que souffle le vent pour me dépouiller. Que je reste avec l’essentiel: le Christ et les amis rencontrés. Et que ce vent qui dépouille soit celui qui souffle de l’est, de Jérusalem, là où l’Église est née il y a deux milles ans. Qu’il souffle d’un océan à l’autre pour embraser l’Église qui est re-née ce matin du 28 juillet. Comme à Jérusalem il y a deux mille ans, qu’il dépose sur nos têtes des langues de feu pour que nous soyons lumière du monde.

Serge Comeau

Le 29 septembre 2002

 

 

La croix de la  JMJ 2002... dans notre diocèse... en 2001

 

La signification de la Croix de la Journée Mondiale de la Jeunesse

À l'occasion du Jubilé de la Rédemption en 1984, le pape Jean-Paul II a confié aux jeunes du monde entier, comme symbole de leur foi, une croix rudimentaire constituée de deux planches de bois. Cette Croix symbolise maintenant la Journée mondiale de la Jeunesse (JMJ). À l'instar des participants de la JMJ, la Croix voyage à travers le monde et interpelle les jeunes à approfondir leur foi et à vivre celle-ci d'une façon plus sincère.

Les grâces qu'ils ont obtenues à l'occasion du passage de la Croix sont nombreuses; la Croix est reçue par les jeunes et l'Église comme un cadeau de Dieu.

La croix de la JMJ remise par le pape Jean-Paul II aux jeunes canadiens lors du dimanche des Rameaux 2001 traverse le Canada d'un océan à l'autre.  À l'image de la flamme olympique, la croix prépare le grand rassemblement des jeunes à Toronto en juillet 2002 avec le pape.

Le pape Jean-Paul II a voulu que la Croix de l'Année Sainte soit un signe de l'amour du Seigneur pour les jeunes du monde entier.  Sur la croix se trouve une plaque avec ces mots :

« Portez-la dans le monde comme signe de l'amour du Seigneur Jésus pour l'Humanité, et annoncez à tous qu'il n'y a de salut et de Rédemption que dans le Christ mort et ressuscité. »


Cette croix sera portée par des jeunes lors du pèlerinage pendant la nuit du 25 au 26 juillet. Voici l'itinéraire sommaire de la Croix dans notre diocèse de Bathurst :

25 juillet : Pèlerinage de nuit
26 juillet : Arrivée à Ste-Anne-du-Bocage pour la messe de 10 h; pour la messe des malades à 14 h  et départ pour le vicariat de Tracadie à 15 h et en soirée à Myriam de la Paix à    Tracadie-Sheila
27 juillet : Région de Néguac en matinée et départ pour la région de Shippagan-les-Iles
28 juillet : Région Chaleur: cérémonie spéciale sur le bord de la plage à Beresford à 21 h (un  an    avant JMJ 2002)
29 juillet   : Messe à la cathédrale à 11 h avec Mgr André Richard 
30 juillet : Dalhousie-Campbellton en avant-midi; à 15 h à l'église de Glen Levit : cérémonie  spéciale  pour le passage de la Croix au diocèse d'Edmundston.

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