LIEUX DE CULTE
Saint-Simon
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Saint-Paul
Saint-Joachim
 
Sainte-Anne-du-Bocage
 

     

 

PAROISSE SAINT-PAUL, BAS-CARAQUET, NOUVEAU-BRUNSWICK

HISTOIRE RELIGIEUSE DE SAINT-PAUL :

     Avant la construction de l'église actuelle, il y avait sur le site même de l'église une modeste chapelle de bois construite en 1890. La population augmentant rapidement, on décida de construire une église beaucoup plus spacieuse, dont la beauté n' aurait d'égal que la foi des bâtisseurs. On déménagea la chapelle de l'autre côté du chemin et on débuta les travaux.

     C'est sous le ministère de Louis-Marie Cantin que l'église fut en grande partie construite. Les plans de l'église furent exécutés par Nazaire Dugas, un architecte acadien connu au début du siècle.( Il avait, entre autres, conçu les plans du Collège de Caraquet et de sa chapelle. ) Il a dessiné pour la Paroisse Saint-Paul les plans d'une vaste église de style néo-gothique de 175 pieds de long par 60 pieds de large. Le style néo-gothique est propre au XIXe siècle; il s'inspire du gothique ancien. Le contrat fut donné à m. James Howell de Bathurst et les travaux durèrent de 1902 à 1908.

     Les paroissiens, dans leur grande pauvreté, ne pouvaient offrir que leurs bras. Ils allaient chercher la pierre pour l'église dans des carrières près de la côte à Caraquet et à Grande-Anse: l'été en bateau, l'hiver en traîneau. Ils travaillaient sans relâche dedans et en dehors de l'église, faisant tout ce qui ne nécessitait pas l'intervention d'un professionnel. Et comme salaire, la Paroisse donnait un banc à chaque paroissien, selon la mesure de son travail.

     La méthode de construction diffère quelque peu de la plupart des autres églises de la région. À l'époque, il n'y en avait que deux au Canada construite selon cette méthode. Tout d'abord, la fondation n'est pas en ciment, mais faite de grosses roches cimentés les unes aux autres. À partir de cette base, on construisit une charpente de bois, suivie des murs de pierre extérieurs (renforcis par des pilastres de pierre). Entre les deux, environ 2 à 3 pieds d'épaisseur de petites roches et de ciment. L'ingéniosité de cette technique résulte en le fait que même Si la pierre devait s'écrouler, l'église resterait debout.

     Bien sûr nous n'avons jamais eu à mesurer la véracité de ces faits sur la solidité de la construction. Quoiqu'il en soit et par mesure de sécurité, des réparations importantes furent entreprises en 1988 pour refaire les pilastres de chaque côté de l'église, qui étaient rendus dans un état d'effritement avancé. Pour la sauvegarde de l'édifice, il valait mieux opter pour une solution en fonction du pire des scénarios. On consolida également le jubé et, pour des raisons esthétiques, on rafraîchit la peinture intérieure.

     L'imposante façade de l'église, gracieuse et élancée, fait ressentir une grande massivité, due aux gigantesques pilastres qui entourent le clocher et les clochetons. Le portail d'entrée semble minuscule, creusé dans une montagne de pierres. Au-dessus de la porte, une élégante rosace accueille les fidèles et les visiteurs.  Au centre, une verrière aux motifs trinitaires exubérants confère des lettres de noblesse à l'édifice. Plus haut, le majestueux clocher, couronné par une flèche octogonale, domine le village, convoquant depuis près d'un siècle les fidèles au culte, accueillant un nouveau baptisé, ou annonçant un départ vers le Père. Et, à presque 150 pieds de hauteur, une splendide croix de fer forgé, perchée entre le ciel et la terre, scelle à jamais la vocation de l'édifice.

     En entrant dans l'église, tout de suite on est frappé par la hauteur du vaisseau. L'impression d'espace est envoûtante. La voûte gothique, aux arcs délimités par des nervures, est entourée d'une claire-voie de fenêtres aveugles, sauf dans le chœur où on a voulu marquer le sacré du sanctuaire par la lumière mystérieuse des verrières, entourant la statue patronale, toute empreinte de hiératisme. Et ce temple trouve son soutien en d'imposantes colonnes aux chapiteaux en feuilles de vigne, d'une solidité à l'image de Saint-Paul, pilier de l'église.

     Dans le chœur, de très belles boiseries apportent de la chaleur à la blancheur des murs. Elles ont été sculptées, croit-on, par François-Pierre Gauvin, un sculpteur de Québec qui a, entre autres, sculpté un immense baldaquin pour l'église Saint Jean-Baptiste de Québec. Il aurait également sculpté la chaire, les autels et leurs retables. Malheureusement, une grande partie de ces trésors a été enlevé après le renouveau des années 1960. À l'origine, ils étaient peints en faux-marbre, d'un goût très chic à l'époque. Les bancs proviennent aussi de Québec; ils sont les originaux. Au jubé, pour commémorer l'année sainte de 1975, fut installée une verrière moderne, d'origine inconnue. Son style différent des autres verrières rappelle le vent de modernisme qui soufflait dans l'église après le renouveau.

     Cette église, témoignage de reconnaissance de la Paroisse Saint-Paul à son Créateur, est sise depuis presque un siècle au milieu de son peuple. De près ou de loin, par la mer ou la terre, on voit la mince flèche d'argent briller au soleil, tel un phare, éclairant dans la nuit.

(Informations fournies par la Paroisse Saint-Paul de Bas-Caraquet)

Église de Bas-Caraquet
Prise de la façade avant.

 

 

 

Église de Bas-Caraquet
Prise de la façade et du  clocher.

 

 

 

Église de Bas-Caraquet
Prise de l'intérieur

 

 

 

 

 

 

 

 

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